15 novembre 2009

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Confessionnal |
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"Je connais bien mes paroissiens. Pour la confession, je t'ai préparé un petit lexique, avec d'un côté la liste des péchés et de l'autre les pénitences à infliger".
Le petit jeune prend ses fonctions, et lors de la première séance de confesse tout se passe bien. "Mon père, j'ai pêché par gourmandise" Il cherche à G, gourmandise : "Mon père, j'ai péché, j'ai fait une pipe au pharmacien" Le prêtre cherche à la lettre P, et ne trouve rien. "Attendez-moi une minute, Madame, je reviens" Il va trouver les enfants de cœur qui glandouillent dans l'église : "Oh, nous ils nous donnait un Mars !"
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Statues de marbre blanc…nues |
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Un jour, un ange ému de cette patience leur rend visite et leur dit :
Je veux donc vous récompenser (avec l'accord de Qui vous savez) par une demi-heure de vie humaine. Vous pourrez enfin faire ce dont vous rêvez depuis plusieurs siècles ! " Les deux statues prennent soudain vie, se regardent toutes les deux timidement, rigolent un peu et disent
Ils s'enfuient vers les buissons, qui s'agitent et d'où s'échappent éclats de rires et bruits de feuilles froissées.
Au bout d'un quart d'heure, nos deux amoureux sortent de là tout rouges, et visiblement heureux.
L'ange étonné et attendri leur dit alors :
Ils rient sous cape, se regardent à nouveau et le monsieur dit à la dame : Mais cette fois, dans l'autre sens ! C'est toi qui tiens le pigeon et c'est moi qui lui chie sur sa tête. "
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Les Musiciens de Brême !
Le meunier se dit un jour qu’il était temps de s’en débarrasser.
Et il envoya à grands coups de bâton le malheureux sur les routes. Le pauvre âne, les oreilles basses, prit la direction de Brême. Il s’imaginait devenir bientôt musicien au service de la ville.
En chemin, il rencontra un chien de chasse qui gémissait dans un fossé.
« Et bien, Taïaut, que fais-tu ainsi à attendre la mort ? Demanda l’âne.
- Je me fais vieux… répondit le chien. J’ai bien du mal à chasser comme autrefois. Mon maître, peu reconnaissant, voulait me tuer, alors je me suis enfui. Mais où vais-je vivre désormais ?
- Je me rends à Brême pour devenir musicien. Viens donc avec moi, lui proposa Grison. Nous serons les plus heureux ! »
Ils repartirent donc tous deux sous le doux soleil d’été. Un peu plus loin sur la route, ils rencontrèrent un chat qui se promenait le long des champs de blé.
« Eh bien, vieux Raminagrobis, pourquoi as-tu l’air si triste ? Lui demanda l’âne.
- Je mes suis enfui de chez ma maîtresse ! Répondit le chat. Comme j’étais plus souvent derrière le poêle à me chauffer qu’à la cave ou au grenier à chasser les souris, elle a essayé de me noyer. Je me suis sauvé alors qu’elle tentait de m’attraper. Et maintenant, je ne sais plus où aller….
- Viens avec nous à Brême. Tu connais aussi la musique, nous jouerons ensemble. »
Les trois compères arrivèrent bientôt devant une ferme qu’ils connaissaient bien.
Le soleil était déjà haut dans le ciel depuis fort longtemps…. Pourtant, le coq criait de toutes ses forces, perché sur un petit muret.
« Arrête, Chanteclair, tu nous casses les oreilles ! S’emporta Raminagrobis. Pourquoi hurles-tu de la sorte ?
- Je chante pour la toute dernière fois de mon existence… répondit le coq avec tristesse. La fermière veut que la cuisinière me coupe le cou à l’aube, pour me servir à table.
- Puisque tu chantes si bien, lui répondit Grison, l’air malicieux, viens avec nous ! Nous partons tous les trois pour Brême, afin de devenir de grands musiciens… »
Aussitôt,le coq cessa de chanter, sauta de son muret et se posa sur la croupe de l’âne. Les quatre amis reprirent leur chemin, se racontant à tour de rôle ce qu’ils avaient enduré pendant leurs longues années de servitude.
Comme Brême était une ville lointaine, nos quatre complices décidèrent de chercher un logis pour se reposer. Le coq se percha tout en haut d’un grand chêne pour examiner les alentours. Après avoir regardé de tous côtés, il aperçut une lumière.
Le chat s’empressa de le rejoindre, en grimpant prestement sur l’arbre. Grâce à sa vue perçante, il confirma les dires du coq :
« Je vois une lumière qui brille au loin ! Elle provient d’une petite maison dans la clairière.
- Quittons cette forêt ! Répondit Grison. Allons voir là-bas si le gîte et le couvert sont meilleurs. »
Ils se mirent aussitôt en route et arrivèrent près d’une petite maison de bûcherons. Ils se dirigèrent sans faire de bruit vers la fenêtre. Grison passa la tête et découvrit trois affreux brigands, attablés autour d’un ragoût dont le fumet se répandait au dehors.
« Je vois trois bandits devant un très bon repas… murmura Grison. Nous devons les faire fuir. Vite, Taïaut, grimpe sur mon dos, et toi, Raminagrobis, monte sur le sien ! Chanteclair, tu te percheras au sommet. Dès que je pousserai la fenêtre, nous hurlerons tous en chœur. »
Au signal de l’âne, la fenêtre s’ouvrit brusquement et des cris, des braiments, des miaulements et des aboiements envahirent toute la pièce. Pensant se trouver face à un fantôme, les brigands d’enfuirent dans la forêt, sans se retourner.
Dès qu’ils furent suffisamment éloignés, le chien, le chat, l’âne et le coq entrèrent, se mirent à table et dégustèrent ce qui restait dans la marmite fumante.
Puis vint l’heure de se coucher. L’âne s’étendit sur la paille, le chien près de la porte de derrière, le chat à côté du poêle, et le coq au sommet du tas de foin. Épuisés par leur longue marche, les quatre complices s’endormirent aussitôt.
Mais les brigands n’étaient pas loin. La première frayeur passée, le chef du petit groupe ne put se résoudre à quitter une si douce retraite. De plus, il avait encore faim !
Comme le calme semblait revenu, il donna l’ordre à l’un de ses hommes d’aller voir si ce terrible fantôme était encore dans la maison.
L’homme prit alors son courage à deux mains et s’approcha doucement. Il poussa lentement la porte et pénétra dans la cuisine. Près du poêle, il lui sembla voir briller deux braises. Il approcha une allumette pour les embraser…
Mais Raminagrobis, qui dormait les yeux ouverts, n’apprécia guère cette soudaine intrusion. Se dressant sur ses quatre pattes, il cracha sur le voleur et lui sauta dessus, toutes griffes dehors.
Terrorisé, le brigand se protégea le visage et traversa la pièce à toute vitesse, pensant s’enfuir par la porte de derrière. Malheureusement pour lui, il buta contre Taïaut, alors qu’il franchissait le seuil. Celui-ci se redressa vivement et le mordit sévèrement de ses terribles crocs. Puis il le poursuivit sur quelques mètres en aboyant. Le voleur se mit à courir à travers la cour en hurlant à pleins poumons.
Dans son élan, il sauta par-dessus ce qui semblait être un tas de foin. Mais à l’instant même où il franchissait cet obstacle, Grison, réveillé en sursaut, lui décocha un violent coup de sabot ! Tiré de son sommeil par tout ce vacarme, Chanteclair, croyant l’aube arrivée, se mit à chanter : « Cocorico ! Cocorico ! »
Le voleur s’enfuit aussi vite que ses jambes le lui permirent, jurant de ne plus jamais remettre les pieds dans cette maison hantée.
Hors d’haleine, il raconta son aventure :
« Il a dans la maison, près du poêle, une sorcière qui griffe ceux qui s’approchent d’elle ! Près de la porte, un homme veille le couteau à la main, et un autre est caché dans le tas de foin avec un gourdin. J’ai même entendu un juge sur le toit qui criait : ‘qu’on capture ce coquin, qu’on capture ce coquin !’ »
Après un tel récit, les voleurs n’osèrent plus jamais s’aventurer dans le coin.
Quant à nos quatre compères, ils décidèrent que Brême attendrait d’autres musiciens. Ils s’installèrent dans la maison pour vivre ensemble des jours heureux et paisibles.
Aujourd'hui, l'on voit beaucoup de blogueurs présenter leur vision, avec une diffusion mondiale. Beaucoup de gens utilisent leurs vastes lectures pour commenter le monde, en dehors des sentiers battus. Je comprends que les éditorialistes, "les éditocrates", se plaignent du net.
Ils ont perdu le monopole du parler sur tout et sur rien, tout en faisant avancer une idéologie masquée. Cette idéologie est dénoncée par tous ces blogs,elle est davantage mise en lumière, et comme pour les vampires, la lumière tue.
Leur avantage concurrentiel initial, composé d'une grande capacité de recueillir des données, de piller d'autres livres, de faire travailler d'autres, et de mouliner le tout à leur sauce, s'est fortement réduit.Ce syncrétisme sans compétence réelle des sujets, cette possibilité d'utiliser les travaux des autres pour illustrer ses thèses est désormais à la portée de tous, étant donné la vastitude du net,
En bref, tout le monde peut raconter des histoires illustrées par tout un tas de connaissances piochées sur le net, et se fabriquer sa vision du monde, tout aussi crédible que la leur, et même plus sincère, parce qu'elle n'est pas au service des marchands d'armes, ou d'intérêts financiers. Leur travail est parfois bien plus réel, et ne se contente pas d'exposer des préjugés intéressés.
Ce qu'ils ne supportent pas, c'est d'être devenus de banals blogueurs en fait. Et surtout de voir arriver des gens non estampillés par les réseaux médiatiques, et les grandes écoles. Des dominés du système, non reconnus par l'académisme scolaire, disposent désormais d'une grande capacité d'accès aux infos, et de diffusion
Des gens qui autrefois n'auraient pas disposé d'un autre public que celui d'un bar, peuvent être entendus au bout du monde. On peut devenir un journaliste de son temps, sans être pris par le système.
C'est ce qu'illustrent les blogs de Sebmusset et Patrick Reymond.
C'est malgré tout une chanson très agréable, inspirée par le philosophe Raphaël Enthoven, même si la lumière s'est trop focalisée sur la chanteuse, au point que l'on en oublie comme son premier album, chantée avec une voix digne de Jane Birki ou Françoise Hardy, fut quand même une révélation. Cela prouve qu'il ne faut pas préjuger des choses, et le retour de la femme objet, honni dans les années 70, modèle dans les 80", n'est peut-être pas à prendre au pied de la lettre.
Les années 80 furent le contrepoint des années 70. Ce que les années 70 ont cru subvertir par la révolution, les années 80 l'ont fait par l'insignifiance. Les années 70 se sont voulues authentiques, les années 80 ont érigé l'artificiel en idéal. Les cheveux étaient longs, ils devinrent courts et teintés de couleurs fluo. Eurythmics représentait la féminité androgyne de l'époque, et "Actuel", qui à la manière du net actuel pouvait monter tout fait en épingle, fut son journal. Ces années 80 ont professé les antivaleurs de la décennie précédente : le travail comme une drogue et la bourse comme un but. Les boites furent les temples de ces années là, parce qu'elles sélectionnaient sur "le look", cette manière de croire que l'habit est le moine., .Tapie et ses fausses valeurs fut son gourou, après que Montand échoua pour s'être fait payer cher pour dire que les smicards gagnaient trop d'argent. Le SIDA ferma la porte de la décennie précédente, définitivement. Elles furent les années d'une certaine ivresse, de la fête, du fric, du tape à l'œil, le bécébégé et le rallye devinrent un modèle pour la société, ce qui était ranci en 70 devint "in" et fit l'objet de manuels de savoir-vivre. J'eus vingt ans dans ces années là, et ce fut quelque chose de funèbre. Ce fut une époque dont nous portons la gueule de bois aujourd'hui.
Avez-vous remarqué qu'aucun journal ne titre jamais 'l'immobilier s'effondre' mais 'c'est le bon moment pour acheter', et non plus 'spéculations sur l'immobilier' mais 'achetez avant que les prix ne s'envolent'. Quel est le pouvoir réel des spéculateurs de l'immobilier, et comment s'y prennent-ils pour acheter les journaux afin que le message soit toujours positif ? Un news ne représente pas une masse financière importante pour une grande entreprise, il peut aisément être acquis pour servir de matériel de propagande. Ces titres ne vous créent-ils pas un malaise comme la couverture médiatique de la guerre du Golfe ?La vraie propagande est celle qui ne se voit pas. C'est le cas pour l'immobilier. Songez au scandale du Crédit Lyonnais et à l'argent public qui a servi à soutenir la spéculation : certains ont pu emprunter sans aucun fonds de quoi acheter des immeubles plus le bénéfice spéculatif anticipé. Les journaux sont-ils libres ? le message est si ridiculement optimiste et sans critique que l'on peut en douter !
