Les Musiciens de Brême !
Le meunier se dit un jour qu’il était temps de s’en débarrasser.
Et il envoya à grands coups de bâton le malheureux sur les routes. Le pauvre âne, les oreilles basses, prit la direction de Brême. Il s’imaginait devenir bientôt musicien au service de la ville.
En chemin, il rencontra un chien de chasse qui gémissait dans un fossé.
« Et bien, Taïaut, que fais-tu ainsi à attendre la mort ? Demanda l’âne.
- Je me fais vieux… répondit le chien. J’ai bien du mal à chasser comme autrefois. Mon maître, peu reconnaissant, voulait me tuer, alors je me suis enfui. Mais où vais-je vivre désormais ?
- Je me rends à Brême pour devenir musicien. Viens donc avec moi, lui proposa Grison. Nous serons les plus heureux ! »
Ils repartirent donc tous deux sous le doux soleil d’été. Un peu plus loin sur la route, ils rencontrèrent un chat qui se promenait le long des champs de blé.
« Eh bien, vieux Raminagrobis, pourquoi as-tu l’air si triste ? Lui demanda l’âne.
- Je mes suis enfui de chez ma maîtresse ! Répondit le chat. Comme j’étais plus souvent derrière le poêle à me chauffer qu’à la cave ou au grenier à chasser les souris, elle a essayé de me noyer. Je me suis sauvé alors qu’elle tentait de m’attraper. Et maintenant, je ne sais plus où aller….
- Viens avec nous à Brême. Tu connais aussi la musique, nous jouerons ensemble. »
Les trois compères arrivèrent bientôt devant une ferme qu’ils connaissaient bien.
Le soleil était déjà haut dans le ciel depuis fort longtemps…. Pourtant, le coq criait de toutes ses forces, perché sur un petit muret.
« Arrête, Chanteclair, tu nous casses les oreilles ! S’emporta Raminagrobis. Pourquoi hurles-tu de la sorte ?
- Je chante pour la toute dernière fois de mon existence… répondit le coq avec tristesse. La fermière veut que la cuisinière me coupe le cou à l’aube, pour me servir à table.
- Puisque tu chantes si bien, lui répondit Grison, l’air malicieux, viens avec nous ! Nous partons tous les trois pour Brême, afin de devenir de grands musiciens… »
Aussitôt,le coq cessa de chanter, sauta de son muret et se posa sur la croupe de l’âne. Les quatre amis reprirent leur chemin, se racontant à tour de rôle ce qu’ils avaient enduré pendant leurs longues années de servitude.
Comme Brême était une ville lointaine, nos quatre complices décidèrent de chercher un logis pour se reposer. Le coq se percha tout en haut d’un grand chêne pour examiner les alentours. Après avoir regardé de tous côtés, il aperçut une lumière.
Le chat s’empressa de le rejoindre, en grimpant prestement sur l’arbre. Grâce à sa vue perçante, il confirma les dires du coq :
« Je vois une lumière qui brille au loin ! Elle provient d’une petite maison dans la clairière.
- Quittons cette forêt ! Répondit Grison. Allons voir là-bas si le gîte et le couvert sont meilleurs. »
Ils se mirent aussitôt en route et arrivèrent près d’une petite maison de bûcherons. Ils se dirigèrent sans faire de bruit vers la fenêtre. Grison passa la tête et découvrit trois affreux brigands, attablés autour d’un ragoût dont le fumet se répandait au dehors.
« Je vois trois bandits devant un très bon repas… murmura Grison. Nous devons les faire fuir. Vite, Taïaut, grimpe sur mon dos, et toi, Raminagrobis, monte sur le sien ! Chanteclair, tu te percheras au sommet. Dès que je pousserai la fenêtre, nous hurlerons tous en chœur. »
Au signal de l’âne, la fenêtre s’ouvrit brusquement et des cris, des braiments, des miaulements et des aboiements envahirent toute la pièce. Pensant se trouver face à un fantôme, les brigands d’enfuirent dans la forêt, sans se retourner.
Dès qu’ils furent suffisamment éloignés, le chien, le chat, l’âne et le coq entrèrent, se mirent à table et dégustèrent ce qui restait dans la marmite fumante.
Puis vint l’heure de se coucher. L’âne s’étendit sur la paille, le chien près de la porte de derrière, le chat à côté du poêle, et le coq au sommet du tas de foin. Épuisés par leur longue marche, les quatre complices s’endormirent aussitôt.
Mais les brigands n’étaient pas loin. La première frayeur passée, le chef du petit groupe ne put se résoudre à quitter une si douce retraite. De plus, il avait encore faim !
Comme le calme semblait revenu, il donna l’ordre à l’un de ses hommes d’aller voir si ce terrible fantôme était encore dans la maison.
L’homme prit alors son courage à deux mains et s’approcha doucement. Il poussa lentement la porte et pénétra dans la cuisine. Près du poêle, il lui sembla voir briller deux braises. Il approcha une allumette pour les embraser…
Mais Raminagrobis, qui dormait les yeux ouverts, n’apprécia guère cette soudaine intrusion. Se dressant sur ses quatre pattes, il cracha sur le voleur et lui sauta dessus, toutes griffes dehors.
Terrorisé, le brigand se protégea le visage et traversa la pièce à toute vitesse, pensant s’enfuir par la porte de derrière. Malheureusement pour lui, il buta contre Taïaut, alors qu’il franchissait le seuil. Celui-ci se redressa vivement et le mordit sévèrement de ses terribles crocs. Puis il le poursuivit sur quelques mètres en aboyant. Le voleur se mit à courir à travers la cour en hurlant à pleins poumons.
Dans son élan, il sauta par-dessus ce qui semblait être un tas de foin. Mais à l’instant même où il franchissait cet obstacle, Grison, réveillé en sursaut, lui décocha un violent coup de sabot ! Tiré de son sommeil par tout ce vacarme, Chanteclair, croyant l’aube arrivée, se mit à chanter : « Cocorico ! Cocorico ! »
Le voleur s’enfuit aussi vite que ses jambes le lui permirent, jurant de ne plus jamais remettre les pieds dans cette maison hantée.
Hors d’haleine, il raconta son aventure :
« Il a dans la maison, près du poêle, une sorcière qui griffe ceux qui s’approchent d’elle ! Près de la porte, un homme veille le couteau à la main, et un autre est caché dans le tas de foin avec un gourdin. J’ai même entendu un juge sur le toit qui criait : ‘qu’on capture ce coquin, qu’on capture ce coquin !’ »
Après un tel récit, les voleurs n’osèrent plus jamais s’aventurer dans le coin.
Quant à nos quatre compères, ils décidèrent que Brême attendrait d’autres musiciens. Ils s’installèrent dans la maison pour vivre ensemble des jours heureux et paisibles.
The Soul of the Rose, John William Waterhouse, 1908 « La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur, - Un rond de danse et de douceur, - Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, - Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu - C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu. » Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard, Capitale de la douleur(1926), « La courbe de tes yeux... »
Le cure-dent !
Intrigué, il s’approcha de la porte pour jeter un coup d’œil au dehors, mais impossible de l’ouvrir. La maison était recouverte de neige, et toutes les ouvertures étaient bloquées : Shell était bel et bien prisonnier chez lui !
Sans s’affoler outre mesure, le bûcheron s’en fut vérifier sa réserve de bois et son garde-manger. Du bois, il ne lui en restait plus que pour deux ou trois jours, et pour ce qui était de la nourriture, il tiendrait bien le coup pendant un moment. Là-dessus, il alluma un bon feu, et fit cuire la soupe.
Cependant, le quatrième jour, il fut obligé de casser chaises et étagères pour entretenir le feu. Mais au bout d’une semaine, torturé par le froid, il décida enfin d’agir, pour sortir de cette situation précaire.
Il arracha le tuyau du poêle, passa sa cognée à la ceinture et se mit à grimper par la cheminée jusqu’au toit. Lorsqu’il eut enfin réussi à se hisser sur le faîte du toit, il enfonça le tuyau du poêle à travers la congère de neige pour s’assurer un peu d’air frais et ensuite il se mit à creuser, à l’aide de sa hache, une petite galerie à travers la neige tout droit vers le ciel.
Après plusieurs heures de dur labeur, il finit par se frayer un chemin à travers cette masse blanche. Une fois à l’air libre, il regarda autour de lui. Le pays n’était plus qu’un immense océan de neige, les quelques habitations des alentours avaient disparu.
De la multitude de sapins et d’épicéas élancés, on ne voyait plus que les cimes Mais sur un flanc des Monts des Pins se dressait dans toute sa hauteur un grand épicéa ; à cet endroit, le vent avait sans doute eu raison de la neige.
Le bûcheron partit dans la direction de l’arbre solitaire, décidé à l’abattre. Ce ne fut pas une promenade, il lui fallut sans cesse s’agripper aux cimes des arbres pour ne pas s’enfoncer jusqu’au cou dans la neige, mais il réussit tant bien que mal à grimper jusqu’au pied de l’épicéa.
Alors il s’attaqua à l’arbre. Quand il l’eut abattu, il en coupa les branches, pour avoir de quoi allumer le feu. La besogne terminée, il s’appuya contre le tronc dépouillé, pour reprendre son souffle, mais celui-ci se déroba et frrrrrrrrr ! Il se mit à dévaler le flanc abrupt de la montagne, à toute vitesse.
« Quel balourd ! Se reprocha le bûcheron, je laisse filer sous mon nez cette bûche magnifique ! Mais enfin, après tout, il me reste ce gros tas de branches. » A l’aide d’une corde, il fit un énorme fagot et entreprit de descendre doucement vers sa maison.
Tout à coup, il entendit derrière lui un sourd grondement. Il se retourna et resta bouche bée : l’immense tronc avait roulé jusqu’au fond de la vallée et, tout en roulant, remonté le flanc du versant opposé pour ne s’arrêter qu’à son sommet. Aussitôt, il avait dévalé à nouveau rapidement la pente et il regrimpait à présent du côté des Monts des Pins.
Vainement, le bûcheron essaya d’arrêter l’épicéa dans sa course infernale. A chaque fois que le tronc passait à sa portée, il levait sa cognée et vlan ! Mais le rondin roulait si vite qu’il le ratait toujours.
Et avant qu’il ne retrouve sa hache enfouie dans cette masse blanche, le tronc était déjà sur une crête ou sur l’autre. Après plusieurs vaines tentatives, il ne lui resta plus qu’à passer de nouveau la grosse corde par-dessus son épaule et à traîner son fagot de bois jusqu’à sa maison.
Trois jour et trois nuits durant, on put entendre dans toute la vallée au pied des Monts des Pins le sourd grondement que faisait le rondin d’épicéa qui ne cessait de dévaler et remonter les deux pentes. Comme si un géant s’amusait à le faire rouler, pour passer le temps.
Dans sa maisonnette enfouie sous la neige, le bûcheron Shell profitait de son feu pétillant. Mais le quatrième jour, il avait brûlé toute sa réserve de bois jusqu’à la dernière brindille. Et pour pouvoir entretenir son feu et éviter de mourir de froid, il fut obligé de couper la table en morceaux et d’arracher toutes les lames du plancher qui recouvrait le sol de la maison.
Au matin du jour suivant, alors qu’il s’apprêtait déjà à casser son lit, il entendit soudain derrière la porte un léger « flop ! flop ! flop ! » à peine perceptible. Le long des glaçons aigus qui frangeaient le toit glissaient d’innombrables gouttelettes qui s’étoilaient sur le seuil de la maison. Ce fut enfin le dégel !
Sur le coup de midi, le bûcheron réussissait déjà à se glisser au dehors par la porte et, sans perdre une minute, il courut à toutes jambes à la ville pour y acheter de quoi vivre. Chemin faisant, il réalisa qu’il ne voyait ni n’entendait plus le tronc d’épicéa dévaler à grand fracas les deux versants de la vallée. Seul un léger murmure était encore perceptible au-dessus du val, comme si le vent soufflait aux arbres un secret.
Il revint alors sur ses pas, pour voir ce qu’il en était. Et, une fois de plus, il resta bouche bée devant le nouveau spectacle : ce n’était plus un gigantesque tronc d’épicéa mais un tout petit morceau de bois mesurant à peine deux pouces qui continuait à rouler le long des deux pentes. A force de rouler et rouler, le tronc s’était raboté et poncé tant et si bien qu’il n’en restait plus qu’une mince baguette joliment polie.
Depuis, quand les bûcherons, chasseurs et fermiers du pays se rassemblent chez Sol Shell, pour fêter son anniversaire, le vieux bûcheron ne manque jamais de sortir de la petite poche de son gilet un joli cure-dent bien lisse. Il est si dure, si bien tourné qu’il a survécu à tous les festins et les fêtes. Et pour cause !
C’était le cure-dent qui provenait du tronc d’épicéa, travaillé et raboté huit jours durant dans la vallée au pied des Monts des Pins.
Dans une clinique, un jeune médecin fait la tournée des chambres, quand il tombe sur un type en train de se masturber violemment. Choqué, il interpelle une infirmière et lui demande ce qui se passe. L'infirmière lui répond :
- Ce monsieur souffre d'une maladie assez rare, qui occasionne une surproduction de sperme dans les testicules. Si ce monsieur ne se masturbe pas toutes les deux heures, ses testicules peuvent exploser et il peut mourir dans d'atroces souffrances...
Le médecin est étonné, mais continue sa tournée et deux chambres plus loin, il voit une infirmière occupée à faire une super fellation à un patient, comme si sa vie en dépendait. Il rappelle l'infirmière et lui demande :
- Et ca, c'est quoi ?
- La même chose, mais lui, il a une excellente mutuelle...

La Pluie d’or !
Cependant, lorsqu’elles eurent un peu grandit, n’importe qui pouvait remarquer que l’une avait des joues roses et fraîches, tandis que l’autre était une souillon, éternellement négligée, comme un chaudron noirci.
La petite fille à la peau de pêche aidait de son mieux sa mère à tenir le ménage et à faire la cuisine tandis que sa sœur malpropre somnolait du matin au soir sur un banc derrière le poêle, toujours morose, ne sachant même pas cuire un œuf.
Et pourtant la fillette travailleuse avait beau accomplir les plus dures tâches à la maison, la mère n’avait d’yeux que pour sa souillon ! L’autre fille ne recevait que des taloches dans le dos.
Un matin, la mère poussa sa jolie fille au-dehors et elle lui dit sans ménagement :
« Tiens, voilà le rouet, je veux qu’avant la tombée de la nuit tu me files tout ce lin ! »
La jeune fille s’assit à l’ombre d’un pommier, et se mit aussitôt à l’ouvrage. Il lui fallait filer tellement vite que, dans son empressement, elle se piqua soudain au doigt si fort que le sang en jaillit. Elle se pencha alors au-dessus du puits pour laver la plaie.
Mais le sol était boueux et la fillette glissa et tomba dans le puits. Il était très profond et sa chute semblait sans fin, quand elle toucha le font.
Lorsqu’elle eut repris ses sens elle se retrouva au milieu d’une verte prairie parsemée de fleurs. La fillette se mit à cueillir des fleurs et en tressa ensuite une petite couronne.
Puis elle marcha et marcha encore jusqu’à ce qu’elle arrivât près d’un grand poêle ronflant et, dans son four allumé, elle aperçut une miche de pain déjà toute dorée.
« Aie pitié de moi, fillette, supplia la miche de pain, sors-moi du four, sinon le feu va bientôt brûler ma croûte ! »
A ces mots, la jeune fille saisit une pelle en bois et retira la miche du four.
« Je te suis très reconnaissante, fillette, dit alors la miche, prends un petit morceau de pain. Quand la faim te surprendra, sur ta route, tu pourras toujours t’en réconforter ! »
La jeune fille arracha un morceau de pain, puis, ayant remercié, elle poursuivit son chemin, jusqu’à arriver sous un vieux noyer. Sur ces branches avait mûri une telle quantité de noix qu’elles ployaient jusqu’au sol sous leur poids.
A son approche, le noyer agita son feuillage, puis il murmura :
« Pourrais-tu, fillette, me secouer un peu ? Je ne peux supporter cette charge plus longtemps. Et si le vent se met à souffler, il va casser à coup sûr toutes mes branche ! »
La fillette secoua l’arbre tant et si bien qu’une grêle de noix se mit à pleuvoir.
« Ouf ! Merci infiniment pour ton aide ! Fit le noyer. En récompense, prends pour ton voyage autant de noix que tu voudras ! »
La jeune fille ramassa une poignée de fruits et reprit sa route.
Finalement, elle arriva près d’une chaumière et quand elle fut entrée, elle y découvrit une petite vieille assise à côté d’un poêle refroidi.
« Pourrais-tu y allumer le feu et me faire un peu de soupe ? »
La gentille fille se hâta immédiatement dans le bûcher pour y couper du bois, puis elle alluma le feu et quand celui-ci eut bien pris, elle mit à bouillir de l’eau pour la soupe. Le repas terminé, elle s’empressa de laver la vaisselle, puis elle coucha la petite vieille dans son lit.
« Je vais rester auprès de vous, grand-mère. Je me ferai un plaisir de tenir votre ménage et de faire la cuisine », proposa la jeune fille, et la vieille femme s’empressa d’accepter cette offre, toute réjouie de ne plus rester seule dans sa chaumière.
Jour après jour, la fillette faisait la cuisine et lavait, filait le lin et blanchissait le linge, bêchait le potager et soignait les arbres.
Mais une année à peine s’était écoulée, lorsque la jeune fille s’aperçut qu’elle avait la nostalgie de sa maison. Jamais, chez elle, sa mère ou sa sœur ne lui avaient adressé le moindre petit mot gentil, cependant elle n’en ressentait pas moins un vif désir de retourner auprès des siens.
Finalement elle confia ses tracas à la vieille femme. En l’écoutant, celle-ci hochait la tête sans arrêt :
« Oui, sa maison, c’est sa maison et chacun se hâte d’y retourner. C’est à regret que je te perds et je n’ignore pas que tu te plaisais bien chez moi. Mais avant de partir, dis-moi d’abord comment je peux te récompenser !
- Quelle idée grand-mère ! S’étonna la jeune fille, vous ne me devez rien du tout.
- Si l’en est ainsi, dit gentiment la petite vieille, je te remercierai d’une autre manière. »
A ces mots, elle agita la main, et à l’instant même une pluie d’or se mit à tomber du plafond, ne s’arrêtant que lorsque la fillette fut entièrement recouverte d’or. Elle remercia chaleureusement la bonne petite vieille et elle prit le chemin du retour.
Sa mère et sa sœur se figèrent d’étonnement, en la voyant arriver couverte d’or.
Lorsqu’elle eut raconté tout ce qui lui était arrivé, la mère ordonna sur le champ à sa fille souillon :
« Tiens, prends ce rouet et va filer le lin à côté du puits. Quand tu te seras piqué le doigt, penche-toi au-dessus de l’eau pour y tomber comme l’a fait ta sœur. »
La fille sale se rendit donc au puits. Jamais de sa vie, le petit souillon n’avait tenu dans ses mains un rouet, et sachant donc pas filer, elle ne pouvait pas se piquer le doigt. Mais son envie de posséder l’or fut la plus forte. Sans même réfléchir, elle se jeta dans le puits.
La chute dura très longtemps avant que ses pieds touchent l’herbe soyeuse de la verte prairie. Empruntant le sentier qu’avait suivi sa sœur, elle se mit à marcher jusqu’à arriver auprès du four où brûlait un grand feu.
« Je t’en supplie, sors-moi vite du four, cria la miche de pain, sinon je vais complètement brûler !
- Ça ne sera pas un grand dommage, ricana la méchante fille, moi de toute façon, le pain me dégoûte. »
Puis abandonnant le pain à son triste sort, elle se remit en route jusqu’à ce qu’elle débouchât près du vieux noyer. Ses branches ployaient sous leur charge de fruits.
« Ah ! Secoue-moi ! Implora le noyer, sinon mes branches vont se briser.
- Qui voudrait de tes noix, lança avec mépris la jeune fille, tu ne voudrais quand même pas que je me salisse les mains avec du brou ! »
Après avoir traversé le pré verdoyant, elle arriva enfin auprès de la petite chaumière. A l’intérieur, la petite vieille était assise près du poêle refroidi et la supplia :
« Voudrais-tu m’allumer le feu et me faire cuire un peu de soupe ? La maladie m’a privée de toute force.
- Faites votre soupe et votre feu vous-même ! Rétorqua la jeune fille. Moi, je ne mange que de la viande et en plus je n’ai pas froid du tout. Mais si vous me promettez de bien me récompenser, je pourrais vous mettre au lit.
- Pour un tel service je te paierai volontiers d’avance », dit la petite vieille.
Elle agita la main et aussitôt une pluie sale se mit à pleuvoir du plafond. D’épaisses couches boueuses se déposaient l’une après l’autre sur la jeune fille de sorte que bientôt elle fut toute entière enveloppée d’une carapace de boue.
Quand elle eut enfin réussi à rentrer chez elle, sa mère eut du mal à la reconnaître. Puis se rendant à l’évidence, elle s’évertua à laver sa fille avec une brosse bien dure. Cependant ses efforts restèrent vains.
La carapace de boue était incrustée dans la peau de la jeune fille si solidement que tant qu’elle vécut, elle ne put s’en débarrasser.
Je ne vous dirais pas qui est sur cette photo ,,,,prise ce matin ,,,,je vous laisse deviner,,,mdr mdr,,, allez ! les mauvaises langues foncez,dites moi? ,,mdr mdr Mais oui,,,,, bien sur!,,vous pensiez à qui???? mdr
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Le prof, dans l’amphi de l’université, rappelle à ses élèves que le lendemain il y a interrogation écrite.
« Je ne tolèrerais aucune absence sans motifs valables, telles que maladie, accident ou décès d’un proche. Cette interro est très importante et tous le monde devra être présent »...
Dans le fond de l’amphi, Serge, un petit rigolo, qui n’en manque jamais une, s’enquiert :
« M’sieur, m’sieur ! Et pour une très grande fatigue, due à une activité sexuelle débordante ? »
Rire général dans l’amphi, et lorsque le calme est revenu :
« Si cela vous arrive, lui répond le prof,
pas de problème, vous écrirez de l’autre
main ! »
Bisous...
